Omega Speedmaster ST 105.003 et ST 105.012 : de la Spacewatch à la Moonwatch

Dans la première moitié des années 1960, Deux références de l’Omega Speedmaster sont sorties à peu près en même temps et ont cohabité pendant plusieurs années : la ST 105.003, dite « Ed White », et la ST 105.012-65. Ces deux modèles n’ont pas seulement en commun un formidable mouvement ; elles ont chacune une part éminente dans l’histoire de la conquête spatiale.

Le lien entre l’histoire du chronographe Omega Speedmaster et celle des premiers héros de la conquête de l’espace — côté américain — sont bien connus. La manufacture de Bienne en a fait un argument commercial majeur qui continue, près de soixante ans plus tard, à faire rêver les grands enfants et, accessoirement, à les convertir en clients. Avec Neil Armstrong et Buzz Aldrin sur la Lune, ce fut un « petit pas pour l’homme »… mais un « grand pas » pour ce chronographe qui, déjà réputé à l’époque, est depuis érigé au rang de mythe.

OMEGA « First Watch On The Moon ».
Au commencement…

Le 12 septembre 1962, dans un discours resté célèbre, le président des États-Unis, John F. Kennedy, confirme la décision qu’il avait prise au printemps 1961 sous la recommandation de son vice-président, Lyndon B. Johnson : « We choose to go to the Moon. » Avant la fin de la décennie — et surtout avant les Soviétiques, — un Américain foulerait le sol lunaire. En pleine Guerre froide et alors que Youri Gagarine avait offert à l’URSS un coup d’avance dans la conquête de l’espace, la course à la Lune devait faire tendre toute une nation vers un objectif fédérateur et justifier la mobilisation de moyens de recherche et de développement inouïs au service du leadership technologique, militaire et géopolitique américain. Le programme Apollo, qui financera dix-sept missions dont six expéditions lunaires (Apollo 11 et 12 et 14 à 17), débute ainsi et durera une décennie. Apollo sera interrompu pour des raisons budgétaires liées, entre autres, à la crise pétrolière et à la guerre du Vietnam, après avoir largement dépassé les ambitions initiales.

La NASA, créée en 1958, est donc chargée de la mise en œuvre, avec l’appui de l’armée américaine et la contribution centrale du savant allemand concepteur, pour le compte du IIIe Reich,  des fusées V1 et V2 : le Dr Wernher von Braun.

Au lendemain de la décision du président Kennedy, et même si la NASA était déjà à pied d’œuvre avec le programme Mercury, c’est peu dire qu’il y a beaucoup à faire pour décliner l’objectif et décrire la trajectoire dans les moindres détails. Dans une aventure pareille, dont dépendent des milliards de dollars mais surtout la vie des astronautes et l’équilibre géopolitique mondial, rien d’autre ne peut être laissé au hasard que la part de risque prise par le commandant de la mission si celle-ci ne se déroule pas selon le plan. Or, en astronautique comme en aéronautique, la mesure du temps est capitale. Consommation de fluides, calcul des vitesses et des trajectoires… tout ou presque en dépend, à commencer par la vie des hommes engagés dans la mission.  C’est dire que la qualité des instruments est essentielle, et ce n’est pas l’équipage d’Apollo 13 qui dira le contraire…

La Speedmaster d’Apollo 13

À la suite d’une grave panne à bord du vaisseau spatial rendant notamment inopérants les instruments électriques de bord, les astronautes ont utilisé leur Speedmaster pour chronométrer le temps exact (14 secondes) d’allumage des fusées de la capsule permettant de rentrer dans l’atmosphère sans gaspiller l’énergie qui était à son niveau le plus juste. Cette « simple » montre a ainsi sauvé la vie de l’équipage. Elle reçut, à ce titre, la plus haute distinction remise à un fournisseur externe de la NASA : le Silver Snoopy Award.

Sur Moonphase.fr :

Omega Speedmaster : la montre qui sauva l’équipage de Apollo 13 et qui reçut un Silver Snoopy Award

Recherche de fournisseur

Mais revenons en 1962. Au four et au moulin, la NASA constitue des équipes et, pour ce qui ne relève pas de sa propre conception, sélectionne des fournisseurs. Dans tous les cas, il faut les meilleurs. Douze marques de chronographes font l’objet d’une première sélection, dont Hamilton, Longines, Omega, Rolex… Puis, en 1964, le champ se resserre. Contrairement à la légende, la NASA ne se contente pas alors d’aller toquer chez les revendeurs du coin. Le 21 septembre, le directeur des opérations de la NASA, Deke Slayton, adresse au service des approvisionnements un mémo contenant les principales exigences.

Le mémorandum de Deke Slayton

Les équipages de conduite de Gemini et d’Apollo ont besoin d’un chronographe très durable et précis pour être utilisé comme complément essentiel ou comme substitut pour les dispositifs de chronométrage des engins spatiaux et pour effectuer des opérations et des essais expérimentaux à temps critique. Afin de choisir le chronographe qui répond le mieux à nos exigences générales, il est nécessaire de procéder à une évaluation comparative des meilleurs chronographes sur le marché dans des conditions opérationnelles réalistes. L’évaluation aura lieu dans le cadre de programmes de formation des équipages de conduite comme les simulateurs de mission Gemini, d’essais d’engins spatiaux et d’autres équipements de vol dans les chambres d’altitude, d’exercices de sortie et de récupération, d’examens de planétarium et des deux premiers vols Gemini avec équipage. L’évaluation portera sur les articles de base « prêts à l’emploi » ; toutefois, une analyse sera également effectuée sur les caractéristiques supplémentaires et/ou les modifications qui pourraient être nécessaires.

Il est hautement souhaitable que nous commencions cette évaluation le plus tôt possible afin qu’un chronographe standard pour l’équipage de conduite puisse être obtenu avant les vols Gemini de plus longue durée et les vols Apollo. Les éléments d’évaluation devraient être disponibles au cours de la formation préalable au vol des deux premiers équipages de conduite de Gemini, qui sont maintenant en cours. Sur cette base, les citations de divers fabricants de chronographes répondant aux spécifications de l’analogue 1, Énoncé des spécifications, devraient être examinées par cet organisme avant le 21 octobre 1964. Immédiatement après cette date, nous avons l’intention d’acheter localement au moins une de chaque marque qui répond, ou presque, à ces spécifications. Les chronographes prêts à l’emploi qui répondent de très près aux spécifications peuvent être considérés s’ils dépassent, à d’autres égards, les spécifications générales. Dans ce cas, le fabricant peut choisir de répondre à l’appel d’offres, mais c’est la NASA-MSC qui décidera si le chronographe sera ou non évalué ultérieurement. On estime qu’un total de douze chronographes sont nécessaires à des fins d’évaluation.

Signé : Donald E. Slayton

Jim Ragan, chargé de l’appel d’offres, adresse les spécifications aux représentants des dix marques pressenties (sont citées : Benrus, Bulova, Elgin, Gruen, Hamilton, Longines-Wittnauer, Lucien Piccard, Mido, Omega, Rolex) :

Sept spécifications

1. Précision – Ne doit pas gagner ou perdre plus de 5 secondes sur une période de 24 heures. Une précision égale ou supérieure à 2 secondes par 24 heures est souhaitable.
2. Intégrité de la pression – Le chronomètre[sic] doit être à l’abri des grandes variations de pression dans une plage allant de 50 pieds de pression positive dans l’eau à une pression négative de 10 millimètres de mercure.
3. Lisibilité – Tous les compteurs, repères et chiffres doivent être lisibles dans diverses conditions d’éclairage. Le chronographe doit être lisible dans des conditions d’éclairage « rouge » et « blanc » jusqu’à une intensité d’éclairage de 5 pieds candélabre ou au-delà. Un cadran noir avec des chiffres blancs ou noir sur blanc est satisfaisant. Le chronographe ne doit pas causer d’éblouissement aux niveaux d’éclairage élevés. Un boîtier en acier inoxydable avec un fini satiné est préférable.
4. Le chronographe doit être équipé de compteurs de mesure (start-stop) des temps exprimés
a. en secondes à 1 minute
b. en minutes à 30 minutes
c. en heures jusqu’à 12 heures ou plus.
5. Le chronographe doit être à l’épreuve des chocs, étanche et antimagnétique. De plus, la face avant doit être incassable.
6. Le chronographe peut être alimenté électriquement, manuellement ou à remontage automatique ; toutefois, il doit pouvoir être remonté et remis à zéro manuellement.
7. Fiabilité – Le fabricant doit garantir le bon fonctionnement de la montre dans des conditions normales pendant au moins un an. Les données et les spécifications de performance doivent être fournies par le fabricant. La garantie du fabricant et/ou la garantie doivent également être incluses.

Étrangement, l’appel d’offres semble n’avoir qu’un succès relatif : certains ne jugent pas utile de saisir la maison-mère, d’autres répondent hors délai (ils n’avaient certes que jusqu’au 24 octobre pour livrer leurs exemplaires, soit moins d’un mois après le mémo de Slayton), voire pas du tout !

Finalement, quatre marques expédient chacune, comme demandé, trois montres à la NASA : Hamilton, Longines-Wittnauer, Rolex et Omega. Hamilton, qui a livré des montres de poche, est immédiatement écarté. Seuls trois modèles sont donc soumis aux tests les plus rudes et deux sont écartés à leur issue. Le premier vient de chez Wittnauer, filiale américaine de Longines. Autre légende récemment démentie : il ne s’agit pas de la 242T, malgré son cadran au graphisme très « spatial », mais de la 235T, bien plus conventionnelle. Le second, fourni par Rolex, est la 6238, dite « Pré-Daytona ». Deux chronographes animés par un calibre Valjoux 72, l’un des meilleurs mouvements à trois compteurs de l’époque. Le troisième est, comme chacun sait, l’Omega Speedmaster ST 105.003 et son calibre 321 dérivé du Lemania C27 CHRO.

Les Speedmaster étaient déjà particulièrement populaires chez les astronautes, qui étaient nombreux à en avoir fait l’acquisition à titre personnel : Walter Shirra et Gordon Cooper (deux des Original Seven, les sept premiers hommes sélectionnés en 1959 pour le programme Mercury), portent leur propre CK 2998 lors des vols d’essai. C’est la même qui se trouve au poignet de Wally Shirra durant la mission Mercury-Atlas 8, faisant de cette référence la première Omega dans l’espace, en octobre 1962.

Les trois modèles sont soumis à une batterie de onze tests destinés à évaluer leur fiabilité, leur précision, leur lisibilité et leur robustesse dans les conditions les plus extrêmes (1).

Ces tests, décrits dans un article de Robert-Jan Boer pour Fratello Watches (1), sont achevés en mars 1965. Dans un mémorandum daté du 1er mars, la NASA présente les résultats :

Les essais environnementaux et les résultats des essais des chronographes sont décrits dans la pièce jointe au présent mémorandum. Les principaux écarts suivants ont été constatés au cours des essais environnementaux :
a) Rolex – Elle s’est arrêtée à deux reprises pendant l’essai d’humidité relative et a ensuite échoué pendant l’essai à haute température n°1 lorsque la trotteuse s’est déformée et s’est liée aux autres aiguilles sur le cadran. Aucun autre essai n’a été effectué avec les chronographes Rolex.
b) Longines Wittnauer – Le cristal s’est déformé et désengagé pendant l’essai à haute température. La même anomalie s’est produite sur une deuxième Longines Wittnauer lors de l’essai de décompression n°8. Aucun autre essai n’a été effectué avec les chronographes Longines Wittnauer.
c) Omega – Il a gagné 21 minutes lors du test de décompression et perdu 15 minutes lors du test d’accélération. La luminescence du cadran a été détruite pendant les essais. A l’issue de tous les essais, le chronographe Omega a fonctionné de manière satisfaisante.

Le 1er juin, la ST 105.003, seule des trois montres à avoir résisté à tous les tests, qualifie officiellement l’Omega Speedmaster pour les missions spatiales.

Lancée en 1957, la Speedmaster avait certes pris une sacrée longueur d’avance sur la concurrence : son grand diamètre et sa lunette tachymétrique externe lui accordaient une lisibilité exceptionnelle et sa conception étanche à 6 atm — initialement grâce à des joints au plomb puis à des joints toriques en silicone graphité, — battait tous les records de l’époque pour un chronographe. Conçue pour les pilotes automobiles et les ingénieurs, la Speedmaster méritait déjà un destin plus exceptionnel.

La réf. ST 105.003, dite « Ed White »
Edward White, le 3 juin 1965.
Edward White, le 3 juin 1965.

Sans attendre cette accréditation officielle, la ST 105.003 est déjà utilisée lors des missions Gemini. Fin mars 1965, elle est au poignet de Virgil Grissom  et de John W. Young (mission Gemini III) et Edward White fait entrer la sienne dans la postérité le 3 juin 1965. À l’occasion de la mission Gemini IV, moins de trois mois après le cosmonaute soviétique Alekseï Leonov, Ed White devient en effet le premier Américain à effectuer une sortie extra-véhiculaire dans l’espace. L’évaluation de la Speedmaster dans ces conditions inédites est versée au dossier de sélection. Au-delà, toutes les évaluations opérationnelles effectuées par les astronautes font état d’une préférence pour l’Omega. Précision, fiabilité, lisibilité, facilité d’utilisation : sur l’ensemble des critères, c’est sans appel.

La NASA fait l’acquisition de stocks significatifs, la ST 105.003 est attribuée à des astronautes pendant plusieurs années et certaines font connaissance avec le sol lunaire. Tel est le cas de celle d’Eugene « Gene » Cernan, lors de la mission Apollo 17, en 1972, qui fit de lui le dernier homme, à ce jour, à avoir marché sur la Lune. Pour la petite histoire, Gene Cernan s’émerveillait encore, peu avant sa mort en 2017, que sa première Speedmaster, qui l’avait accompagné dans le vide sidéral et sur le sol lunaire et qu’il portait encore, fonctionnait toujours parfaitement…

Premier avatar de la deuxième génération de Speedmaster (aiguilles droites et peintes), la ST 105.003 tient donc sa place importante dans l’histoire spatiale à triple titre : d’abord en étant le modèle qui assure la qualification d’Omega comme fournisseur des missions spatiales de la NASA, ensuite en ayant participé à la première sortie d’un Américain au contact direct du vide sidéral, enfin en ayant accompagné la dernière promenade d’un être humain sur la Lune.

Sur Fratello Watches :

How the Speedmaster became the Moonwatch

La réf. ST 105.012-65, seule vraie « moon Watch »

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Qualifié pour le programme Apollo, Omega continue à fournir ses chronographes aux astronautes et c’est bien une Speedmaster qui sera la première montre sur la Lune, le 21 juillet 1969.

Parenthèse

Contrairement à ce qui a été très longtemps cru et répété, la ST 105.012 n’a pas succédé à la ST 105.003. Anthony Marquié et Grégoire Rossier, dans leur ouvrage Moonwatch Only, ont en effet révélé que la ST 105.012, première à porter l’appellation Speedmaster Professional, est apparue au premier trimestre 1964, c’est-à-dire deux à trois mois avant la ST 105.003 ! Ils indiquent également que la mention PROFESSIONAL était bien présente sur les premiers exemplaires de la ST 105.012, ce qui brise le mythe selon lequel cette appellation aurait été liée à l’accréditation officielle des chronographes Omega par la NASA.

NASA, fiche d’aptitude à la mission d’un chronographe Speedmaster.

C’est, bien sûr, un coup de pub extraordinaire pour la manufacture de Bienne qui popularise bientôt sa ST 145.012, successeur des ST 105.003 et ST 105.012, sous le nom de Moon Watch.

Pourtant, une autre légende plane au-dessus de la mer de la Tranquillité : si, très longtemps, il a semblé évident que la ST 145.012 était effectivement la pionnière, la réalité, découverte sur le tard, est différente. Lorsqu’il foule le sol lunaire, Neil Armstrong a laissé sa montre dans le cockpit du module pour pallier une défaillance de la montre de bord (de marque Bulova). Edwin Aldrin lui emboîte le pas quelques minutes plus tard et c’est donc sur son poignet qu’il faut se concentrer ! Et qu’avait embarqué Buzz ? Sa ST 105.012-65, d’ailleurs photographiée par Armstrong himself à l’intérieur même du module lunaire :

Buzz Aldrin portant son OMEGA Speedmaster ST105.012 durant la mission Apollo 11, 1969.
Buzz Aldrin portant son OMEGA Speedmaster ST105.012 durant la mission Apollo 11, 1969.

Et quand bien même Neil Armstrong aurait eu sa montre au poignet à l’heure H, on sait désormais qu’il s’agissait aussi d’une ST 105.012-65… La conclusion est sans appel : cette référence est bien la seule et unique qui puisse historiquement revendiquer l’appellation de première Moon Watch. Resté dans le module lunaire, Michael Collins portait, pour sa part, une ST 145.012-68.

OMEGA Speedmaster : reconstitution pour le musée Omega.
Conclusion

Comme quelqu’un l’a justement écrit un jour, les chronographes Speedmaster à calibre 321 « sont les seuls éléments de la panoplie des astronautes aujourd’hui encore en vente libre ». Ils permettent à chacun — pourvu que ses poches soient assez remplies — de s’octroyer un morceau d’histoire, de rêve et d’aventure. Quand on y songe, peu de montres peuvent rivaliser sur ce plan. Il se pourrait même bien qu’aucune autre ne porte en elle pareille charge symbolique et émotionnelle. Parmi elles, des ST 105.003 et ST 105.012, que ces quelques lignes ont tenté de resituer à la place qui leur est due, n’ont pas seulement « assisté » à l’histoire ; elles y ont contribué.

OMEGA Speedmaster ST 105.003-64 et ST 105.012-65.

__________
(1) Voici les onze tests, selon le mémo de la NASA traduit en français :
1. Température élevée – 48 heures à une température de 160°F (71°C) suivie de 30 minutes à 200°F (93°C). Pour les essais à haute température, la pression atmosphérique doit être de 0,35 atm (5,5 psi) et l’humidité relative ne doit pas dépasser 15 %.
2. Basse température – Quatre heures à une température de 0° F (-18°C).
3. Température de la chambre de pression – pression maximale de 1,47 x 10-5 psi (10-6 atm) avec une température élevée à 160°F (71°C). La température doit ensuite être abaissée à 0°F (-18°C) en 45 minutes et remontée à 160°F en 45 minutes. Quinze autres cycles de ce type sont effectués.
4. Humidité relative – Une durée totale de 240 heures à des températures variant entre 68°F et 160°F (20°C et 71°C, respectivement) dans une humidité relative d’au moins 95 %. La vapeur utilisée doit avoir un pH compris entre 6,5 et 7,5.
5. Atmosphère d’oxygène pur – L’objet d’essai doit être placé dans une atmosphère contenant 100 % d’oxygène à une pression de 5,5 psi (0,35 atm) pendant 48 heures. Les performances en dehors des tolérances spécifiées, les brûlures visibles, la création de gaz toxiques, les odeurs désagréables ou la détérioration des joints ou des lubrifiants constituent une défaillance. La température ambiante doit être maintenue à 160°F (71°C).
6. Choc – Six chocs de 40 g chacun, dans six directions différentes, chaque choc dure 11 millisecondes.
7. Accélération – L’objet d’essai doit être accéléré linéairement de 1 g à 7,25 g en 333 secondes, selon un axe parallèle à l’axe longitudinal du véhicule spatial.
8. Décompression – 90 minutes dans un vide de 1,47 x 10-5 psi (10-6 atm) à une température de 160°F (71°C) et 30 minutes à 200°F (93°C).
9. Haute pression – L’élément d’essai doit être soumis à une pression de 1,6 atm (23,5 psi) pendant au moins une heure.
10. Vibration – Trois cycles de 30 minutes (latéral, horizontal, vertical, la fréquence variant de 5 à 2000 cps et retour à 5 cps en 15 minutes. L’accélération moyenne par impulsion doit être d’au moins 8,8 g.
11. Bruit acoustique – 130 dB sur une gamme de fréquence de 40 à 10 000 Hz, durée 30 minutes.

Références

Tant a été écrit sur le sujet que cet article ne prétend naturellement pas apporter d’informations inédites ni adopter un angle radicalement nouveau. Sa seule ambition a été de tenter de faire saisir la place occupée par deux références de la chronologie Speedmaster dans l’histoire de la conquête spatiale américaine sans se limiter à un survol rapide ni trop se perdre dans les détails. J’espère que l’objectif est atteint…

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