« Big eyes » : quand les chronos font les gros yeux

Dans la grande famille des chronographes de poignet, certains se distinguent par un parti pris fonctionnel en vertu duquel les totalisateurs — les compteurs si vous préférez — doivent être surdimensionnés, ce afin de rendre d’autant plus lisibles les informations qu’ils contiennent. On les appelle les Big eyes. Esthétiquement, le résultat est plus que séduisant.

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Chronographe Hanhart cal. 40

Sachant qu’une distance peut se déduire d’une vitesse et d’une durée, la navigation et l’horlogerie sont associées depuis des temps lointains. L’aviation, avant l’invention du GPS, n’a fait qu’intensifier cette relation déjà intime, faisant du chronographe de pilote un instrument non seulement important mais vital. C’est dire que, dans l’armée qui était alors la plus avancée du monde, les pilotes devaient disposer de ce qui se faisait de mieux en la matière. Nous sommes dans l’Allemagne de la fin des années 1930 et voici l’un des chronographes dont furent dotés ses officiers : l’Hanhart monopoussoir, calibre 40.  Lire la suite de « Chronographe Hanhart cal. 40 »

Dirty Dozen : la Vertex

Sauriez-vous citer une marque horlogère britannique ? Maintenant oui : Vertex représente cette espèce rare et s’illustre notamment par la production d’un modèle « W.W.W. » que nous passons en revue aujourd’hui.

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Omega CK 2179/3

Nous sommes en 1945. L’armée américaine fait appel à Omega pour fournir à ses forces aériennes basées sur le continent européen des montres simples, fiables, précises et étanches. Ainsi naît la série référencée CK 2179, adaptée de la référence CK 2384. Un soldat américain la laisse un jour, au terme d’un séjour en Hongrie et l’engin traverse les ans, voire les décennies, sans se faire remarquer. Après une traversée de l’Europe plus rapide que les bombardiers de l’époque, la voici sous les projecteurs…

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Benrus Sky Chief : « official watch of famous airlines »

La Benrus Sky Chief est lancée dans les années 1940 par une société new yorkaise, en tant que montre de pilote. Habilement promu et bien adapté aux besoins professionnels, ce modèle a permis à Benrus de devenir fournisseur officiel de plusieurs compagnies aériennes pendant de nombreuses années. Revue d’une gamme élégante, fonctionnelle et attachante…

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Juvenia Arithmo : aux sources de la « smartwatch »

Introduit en 1945, le modèle Arithmo de Juvenia suit de quelques années à peine la sortie de la Breitling Chronomat (1941). Moins illustre que sa devancière, elle remplit la même fonction d’assistance aux ingénieurs et techniciens. Une montre intelligente et rare.

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Breitling Chronomat

Le saviez-vous ? L’appellation Chronomat signifie « Chronographe pour mathématiciens ». Le précurseur du Navitimer créé par Breitling, dont la gamme existe toujours, doit cette appellation aux échelles de calcul disposées sur le pourtour de son cadran, et notamment à l’échelle logarithmique. La particularité technique de ce modèle est que la lunette cannelée est mobile et solidaire d’un disque interne comportant une partie des graduations. En la faisant tourner, on utilise donc bien l’équivalent d’une véritable règle à calcul comme les plus vénérables d’entre nous en ont connu…

Nous reviendrons un jour plus en détail sur ces merveilleux chronographes et autres montres « pour mathématiciens » car il y a des trésors horlogers à découvrir. En attendant, merci à Watchfred pour les quelques exemplaires rares qu’il a réunis sur cette magnifique photo !

Parmi les vieux clous…

Bientôt les vacances… L’occasion d’une petite histoire en guise de récréation.

Il y a quelques semaines, est apparu sur eBay une annonce comme il y en a fréquemment, proposant à la vente, au prix de départ de 15 euros, un lot de 39 montres qui n’avaient, à l’évidence, vu ni le jour ni le plumeau depuis plusieurs décennies. Regardant la photo de plus près, j’ai l’œil attiré par un gros chronographe, dans le coin supérieur gauche. Une deuxième photo confirme mon impression : au milieu des vieux clous se trouve, manifestement éprouvé mais sans doute d’autant plus authentique, un chronographe Hanhart datant de la Seconde Guerre mondiale, le fameux chronographe monopoussoir des pilotes de la Luftwaffe.

En savoir plus : Chronographe Hanhart cal. 40

Mon cœur s’emballe, je surveille la vente comme le lait sur le feu. Les prix s’emballent aussi, preuve que je ne suis pas le seul à avoir repéré la pépite. Peu avant la fin, j’assène une enchère au maximum de mes possibilités du moment. Elle sera malheureusement insuffisante et le lot partira, finalement, à un prix légèrement supérieur qui aura probablement assuré à l’acheteur, sauf mauvaise surprise à l’arrivée, une sacrée bonne affaire… Félicitations à lui ! (Grrrrrrr…)

À l’heure où les collectionneurs sont parfois tentés de penser que le temps des pépites dénichées au détour d’une brocante voire d’une vente en ligne est révolu, puisse cette courte histoire montrer que les découvertes sont encore possibles et que des trésors sont encore accessibles à ceux qui savent combiner curiosité, persévérance, acuité, réactivité et un minimum de moyens…