Omega ressuscite la trilogie de 1957

Je vois d’ici les commentaires acerbes sur ces trois modèles, commentaires que l’on réserve aux interprétations et pseudo-rééditions contemporaines des montres qui nous font tous rêver. Tudor, Heuer, Oris, Omega, Longines, Zenith… la liste en est longue, de nous jours, comme si les clients des grandes marques avaient réussi à faire comprendre à ces dernières que les codes du design posés dans les années 1950 et 1960 imposaient encore aujourd’hui l’évidence de leur perfection.

On ne compte donc plus les exercices de reproduction, ou plutôt de ré-interprétation. Les maisons horlogères, avec un plus ou moins de bonheur, proposent des modèles qui, évoquent-ils l’héritage ou l’hommage, ne riment pas vraiment avec vintage. Diamètre agrandi, cornes épaissies, proportions trahies, cocktails douteux de plusieurs modèles : la réussite n’est pas toujours au rendez-vous. L’argument est toujours le même : quel intérêt y aurait-il à proposer la même montre, quarante ou cinquante ans plus tard ?

La réponse, Omega nous la donne aujourd’hui : simplement parce que c’est la plus belle, parce qu’elle n’est aujourd’hui accessible qu’à quelques rarissimes chanceux et fortunés, parce qu’elle fait encore rêver des quantités d’amateurs et en amène d’autres, chaque jour, à découvrir, apprécier puis chérir le patrimoine horloger.

Honnêtement, quitte à braver les insultes, j’ose donc affirmer, sous réserve de les voir en vrai, que la trilogie présentée par Omega hier à la foire de Bâle, Speedmaster, Seamaster 300, Railmaster, a tout d’un hommage qui, loin de détourner des originaux, en rapproche au contraire. Un coup marketing, bien sûr, mais un coup réussi.

 

Références

Heuer vintage : vente majeure en novembre 2017

La maison de ventes Phillips a annoncé, cette semaine, la tenue à Genève, le 11 novembre prochain, d’une vente exceptionnelle pour les amateurs de montres anciennes et tout spécialement pour les inconditionnels des œuvres de Jack Heuer…

Annoncée sur Instagram, cette vente rassemble les trésors de la collection de Richard Crosthwaite et Paul Gavin, deux figures majeures dans ce milieu très exclusif, qui proposent à cette occasion quarante-neuf des plus rares et beaux exemplaires de chronographes Heuer commercialisés entre 1962 et 1982.

Résidant au Royaume-Uni, Richard Crosthwaite et Paul Gavin, complices depuis une dizaine d’années dans la passion pour les chronographes Heuer (entre autres), ont publié deux livres aujourd’hui considérés comme des références : Heuer Monaco, Design Classic et Heuer Autavia Chronographs 1962-85.  Un troisième ouvrage, annoncé pour le printemps 2017, portera sur les Carrera.

Certains des modèles représentés dans ces publications seront présentés aux enchères.

Parmi les trésors annoncés :

  • Chronographes Monaco réf. 1133B « Steve McQueen » ; réf. 74033N « Dark Lord » (1975).
  • Chronographes Autavia réf. 2446 (première version de 1962, avec ses papiers d’origine) ; réf. 1163T « Siffert Chronomatic » (1969, set complet quasiment NOS) ; réf. 2446 « Seafarer » (première version de 1963 badgée Abercrombie & Fitch, connue à trois exemplaires dans le monde).
  • Chronographe Carrera réf. 2447S « Yachting » avec un cadran à la patine exceptionnelle.

Amis lecteurs, ne vous emballez pas pour autant en consultant le niveau de votre plan épargne logement : le ticket d’entrée pour les modèles présentés se situera vraisemblablement au-delà de 20 000 euros pour les pièces les plus « banales », et sans doute dix fois plus pour les plus exceptionnelles… Spectacle en soi, cette vente Heuer constituera en tout cas un épisode intéressant de la rivalité entre les stars de l’horlogerie vintage !

Références

Richard Compressor

Une sorte d’OVNI au milieu d’une litanie de montres de plongée au format très normé par les fournisseurs de boîtiers : voilà ce qu’inspire cette étonnante et rarissime Richard. Rencontre avec une cousine malgré elle d’une icône de la catégorie, la Longines Nautilus.

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Auricoste type 20 : démontage du calibre Lemania 2040

Démonter un Lemania 2040 flyback : voilà une opération osée, sachant que les pièces de rechange ne se trouvent pas sous le sabot d’un cheval… C’est à ce spectacle rare que vous assisterez en visionnant cette vidéo !

Benrus Sky Chief : « official watch of famous airlines »

La Benrus Sky Chief est lancée dans les années 1940 par une société new yorkaise, en tant que montre de pilote. Habilement promu et bien adapté aux besoins professionnels, ce modèle a permis à Benrus de devenir fournisseur officiel de plusieurs compagnies aériennes pendant de nombreuses années. Revue d’une gamme élégante, fonctionnelle et attachante…

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Juvenia Arithmo : aux sources de la « smartwatch »

Introduit en 1945, le modèle Arithmo de Juvenia suit de quelques années à peine la sortie de la Breitling Chronomat (1941). Moins illustre que sa devancière, elle remplit la même fonction d’assistance aux ingénieurs et techniciens. Une montre intelligente et rare.

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Un chronographe Hyde Park…

Hyde Park est un horloger américain à qui Léonidas a fourni quelques modèles. Celui-ci, que l’on peut dater du milieu des années 1950, comporte d’ailleurs les traits typiques des productions de la maison suisse, à commencer par ces spectaculaires sous-compteurs de grand diamètre et le style très épuré et fonctionnel des inscriptions.

Cette montre me rappelle pourquoi j’aime tant les chronographes : ces cinq aiguilles réparties sur trois cadrans font affleurer la mécanique plus que dans une simple montre à deux ou trois aiguilles. Et puis, avec un chronographe, on est à la fois spectateur et maître du miracle miniature qui oscille et bascule sous le cadran. C’est une délicieuse sensation.

Breitling Chronomat

Le saviez-vous ? L’appellation Chronomat signifie « Chronographe pour mathématiciens ». Le précurseur du Navitimer créé par Breitling, dont la gamme existe toujours, doit cette appellation aux échelles de calcul disposées sur le pourtour de son cadran, et notamment à l’échelle logarithmique. La particularité technique de ce modèle est que la lunette cannelée est mobile et solidaire d’un disque interne comportant une partie des graduations. En la faisant tourner, on utilise donc bien l’équivalent d’une véritable règle à calcul comme les plus vénérables d’entre nous en ont connu…

Nous reviendrons un jour plus en détail sur ces merveilleux chronographes et autres montres « pour mathématiciens » car il y a des trésors horlogers à découvrir. En attendant, merci à Watchfred pour les quelques exemplaires rares qu’il a réunis sur cette magnifique photo !

Universal Genève Polerouter : icône sport-chic

C’est sans doute dans le domaine horloger que se trouve le plus bel héritage du designer Gerald Genta et, plus que les Audemars Piguet Royal Oak ou même Patek Philippe Nautilus, c’est l’Universal Genève Polerouter qui reste en mémoire. Si vous ne connaissez pas encore cette montre emblématique des années 1960, vous allez vite comprendre…

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