Christie’s joue à Skipper gagne

Le 12 novembre dernier, se tenait une vente de montres rares et importantes organisée à Genève par la maison Christie’s. Parmi les lots, le numéro 118 a attiré l’attention de Jeff Stein et l’équipe du site On The Dash. Il s’agissait d’un rarissime chronographe Heuer Carrera : la première version du type Skipper (réf. 7754), lancée en 1968 pour honorer les vainqueurs de l’America’s Cup 1967. Une montre iconique, de grande valeur, racontée en détail sur OnTheDash.

Estimée entre 25 000 et 45 000 francs suisses (22 000 à 39 000 euros), cet exemplaire était présentée au catalogue par une simple photo de face. Le problème est que d’autres photos de la montre, obtenues sur demande, ont révélé que l’image du catalogue avait été amplement retouchée pour dissimuler les quelques défauts de l’objet : les cornes un peu ébréchées et les taches sur le cadran ont été tout bonnement maquillés, effacés.

Interrogé sur le caractère évidemment trompeur de l’image, Christie’s a plaidé « l’erreur » dans la production du catalogue et promis d’ajouter une mention dans la salle de vente en ligne. Une « erreur » ? L’embarras de Christie’s et cette réponse peu convaincante n’a pas tardé à faire le tour de la communauté.

Pour tout savoir sur cette affaire, rendez-vous donc sur OnTheDash.

En définitive, la montre a été adjugée pour 43 000 francs suisses, soit 53 750 francs suisses frais compris. Ces frais, justement, rémunèrent le travail des maisons de ventes, dont la fonction est d’apporter un service au vendeur — valoriser son bien en le rendant visible en « bonne compagnie » — mais aussi à l’acheteur — lui garantir qu’il enchérit sur un bien de qualité et décrit de manière sincère. Inutile de dire que, entre la réputation sulfureuse d’Anquorum et cette affaire chez Christie’s, la confiance est sacrément écornée et il faudra davantage qu’un peu de Photoshop pour lui rendre son intégrité.

D’ici là, saluons le travail de Jeff Stein et, au-delà, de tous les grands experts et passionnés qui assurent, devant le « temple », une garde vigilante !

Rebelote chez Bonhams

Mise à jour : à peine l’encre virtuelle de cet article a-t-elle eu le temps de sécher que Carlos S. signale sur Chronocentric un arrangement similaire avec la réalité, là encore sur un chronographe Heuer Skipper, et cette fois-ci dans le cadre d’une vente programmée ce mois-ci à Hongkong, chez Bonhams. La montre est ici. et la confrontation avec les vraies photos de la montre est assez édifiante. Peu à peu, on comprend mieux pourquoi les frais sont si élevés : ils servent moins à rémunérer le travail des experts chargés de contrôler les pièces qu’à payer des armées de graphistes pour trafiquer les photos…

OnTheDash, version 2018, est en ligne

Lancé en 2003, le site OnTheDash est devenu, en quinze ans d’existence, l’un des sites les plus importants dans le domaine de l’horlogerie vintage et incontestablement le point de référence pour ce qui touche aux chronographes Heuer.

Rafraîchi en 2009, le site n’avait pas bougé depuis, techniquement et graphiquement, mais s’était constamment enrichi en contenu. C’est dire qu’il était temps de « mettre à niveau » et c’est dire que sa mise en ligne officielle représente un événement pour la communauté des amateurs.

On trouve donc, dans cette nouvelle version, une gigantesque base de données couvrant 575 modèles et variantes sur une période s’étalant des années 1930 aux années 1980. Un moteur de recherche, dénommé Watchfinder, permet d’y plonger de trois manières : par mot clef, par critère ou par période. Les générations de chronos sont également présentées sous forme d’arbres généalogiques.

Bravo à Jeff Stein et à l’équipe qui a monté ce site à découvrir, à explorer et à consulter sans limitation !

Chronographe Vulcain, cal. Landeron 149

On pourrait se dire : tiens, un avatar d’Heuer 404 : diamètre contenu, boîtier enveloppant, cadran sportif avec ce fond noir, ces index élégants, cette échelle tachymétrique… Tout droit issu des années 1960, voici unE Vulcain qui, même sans oreilles pointues, n’aurait pas laissé M. Spock indifférent.

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Chronographes à cadran décimal : 2. Les autres marques

Si Meylan tient le haut du pavé sur le marché du chronographe décimal, comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, ce n’est pas la seule marque à avoir proposé de tels instruments. Voici quelques exemples… de B à Z !

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Noodia Book : livre-hommage à un grand collectionneur

Voilà déjà bientôt deux ans que Laurent « Noodia » est parti sous des cieux où les montres sont inutiles à mesurer le temps. Ses proches et ses amis ont souhaité, par un livre, rendre l’hommage que méritait le collectionneur précurseur et l’homme délicieux qu’il était. L’ouvrage est en pré-commande sur le site de son éditeur.

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Chronomaster Aviator Sea Diver : 1. Le Venus 210

En 1961, un splendide chronographe voit le jour au catalogue de la marque Nivada Grenchen. Multi-usages, il rencontre un rapide succès et amorce ainsi, sous le nom (provisoire) de Chronograph Aviator Sea Diver, une carrière qui durera près de dix-huit ans. C’est avec ce premier avatar, motorisé par un mouvement Venus 210, que débute notre série.

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Tritium : comment s’y retrouver dans les maquages ?

Avant d’être cette substance qui, de la vanille au caramel en passant par la pistache, adopte les nuances les plus gourmandes en vieillissant sur les cadrans et les aiguilles de nos montres préférées, le tritium est le matériau luminescent qui succéda au radium pour assurer la lisibilité des garde-temps dans l’obscurité. Avec encore quelques nuances, signalétiques cette fois.

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Heuer Bundeswehr, réf. 1550 SG

Commandé en 1967 par l’armée de l’Air de la République fédérale allemande (Bundeswehr), le chronographe 1550 SG figure parmi les garde-temps militaires les plus spectaculaires des cinquante dernières années.

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Eterna réf. 154 FTP : une synthèse réussie

J’en connais au moins un qui s’est interrogé lorsque j’ai fait l’acquisition de ce chronographe Eterna. « Qu’est-ce qui t’a pris d’acheter ce gros machin ? » Un « gros machin » bien inspiré, mû  par un noble Valjoux 726 et qui, au poignet, révèle une présence incroyable.

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« Big eyes » : quand les chronos font les gros yeux

Dans la grande famille des chronographes de poignet, certains se distinguent par un parti pris fonctionnel en vertu duquel les totalisateurs — les compteurs si vous préférez — doivent être surdimensionnés, ce afin de rendre d’autant plus lisibles les informations qu’ils contiennent. On les appelle les Big eyes. Esthétiquement, le résultat est plus que séduisant.

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