à la Une

Omega ressuscite la trilogie de 1957

Je vois d’ici les commentaires acerbes sur ces trois modèles, commentaires que l’on réserve aux interprétations et pseudo-rééditions contemporaines des montres qui nous font tous rêver. Tudor, Heuer, Oris, Omega, Longines, Zenith… la liste en est longue, de nous jours, comme si les clients des grandes marques avaient réussi à faire comprendre à ces dernières que les codes du design posés dans les années 1950 et 1960 imposaient encore aujourd’hui l’évidence de leur perfection.

On ne compte donc plus les exercices de reproduction, ou plutôt de ré-interprétation. Les maisons horlogères, avec un plus ou moins de bonheur, proposent des modèles qui, évoquent-ils l’héritage ou l’hommage, ne riment pas vraiment avec vintage. Diamètre agrandi, cornes épaissies, proportions trahies, cocktails douteux de plusieurs modèles : la réussite n’est pas toujours au rendez-vous. L’argument est toujours le même : quel intérêt y aurait-il à proposer la même montre, quarante ou cinquante ans plus tard ?

La réponse, Omega nous la donne aujourd’hui : simplement parce que c’est la plus belle, parce qu’elle n’est aujourd’hui accessible qu’à quelques rarissimes chanceux et fortunés, parce qu’elle fait encore rêver des quantités d’amateurs et en amène d’autres, chaque jour, à découvrir, apprécier puis chérir le patrimoine horloger.

Honnêtement, quitte à braver les insultes, j’ose donc affirmer, sous réserve de les voir en vrai, que la trilogie présentée par Omega hier à la foire de Bâle, Speedmaster, Seamaster 300, Railmaster, a tout d’un hommage qui, loin de détourner des originaux, en rapproche au contraire. Un coup marketing, bien sûr, mais un coup réussi.

 

Références

Dirty Dozen : la Vertex

Sauriez-vous citer une marque horlogère britannique ? Maintenant oui : Vertex représente cette espèce rare et s’illustre notamment par la production d’un modèle « W.W.W. » que nous passons en revue aujourd’hui.

Lire la suite de « Dirty Dozen : la Vertex »

Chronographe Enicar 2342 : Arlequin chez Racine…

Étrangement, le caractère si attachant de la marque Enicar a mis du temps à être reconnu. Elle nous a pourtant offert des modèles toniques, sans jamais sacrifier l’élégance à la fantaisie. En voici un bel exemple avec ce chronographe de la fin des années 1960.

Lire la suite de « Chronographe Enicar 2342 : Arlequin chez Racine… »

Heuer Autavia 2446, première version, état parfait. À saisir.

Événement dans les hautes sphères de la montre vintage : le site Rarebirds.de vient de mettre en vente un exemplaire parfait de la sublime et rarissime Autavia 2446 première version, avec ses aiguilles dauphine recouvertes de radium, ses grands compteurs blancs et tout et tout. Bref, celle qu’on aurait aimé voir rééditée par Heuer à la place de ce qu’ils nous préparent pour le mois de mars… La 250 GTO de l’horlogerie. La Graal absolu.

autavia_front

La mise en vente est bien sûr annoncée partout : Hodinkee y consacre une page, Chronocentric héberge l’annonce et Jeff Stein, gardien du temple Heuer, ne cache pas son excitation extrême.

Petite précision à son sujet, d’ailleurs : lui qui en a déjà une est une des seules personnes au monde qui n’ont pas le droit de l’acheter. Cher lecteur, si vous n’êtes pas Jeff Stein et si vous avez un compte en banque bien rempli, c’est votre chance… Go go GO !

Oups, il est déjà trop tard : le temps d’écrire des quelques lignes en quatrième vitesse et la montre est réservée…

Duward Aquastar Oceanic

Dans la famille Aquastar, il y a des cousins italiens, les Lorenz, et les cousins espagnols, les Duward. C’est d’une petite Helvetico-Espagnole, justement, qu’il est question cette fois-ci : l’Oceanic, une des plus « fines » productions de la marque.

Lire la suite de « Duward Aquastar Oceanic »

Richard Compressor

Une sorte d’OVNI au milieu d’une litanie de montres de plongée au format très normé par les fournisseurs de boîtiers : voilà ce qu’inspire cette étonnante et rarissime Richard. Rencontre avec une cousine malgré elle d’une icône de la catégorie, la Longines Nautilus.

Lire la suite de « Richard Compressor »

Omega CK 2179/3

Nous sommes en 1945. L’armée américaine fait appel à Omega pour fournir à ses forces aériennes basées sur le continent européen des montres simples, fiables, précises et étanches. Ainsi naît la série référencée CK 2179, adaptée de la référence CK 2384. Un soldat américain la laisse un jour, au terme d’un séjour en Hongrie et l’engin traverse les ans, voire les décennies, sans se faire remarquer. Après une traversée de l’Europe plus rapide que les bombardiers de l’époque, la voici sous les projecteurs…

Lire la suite de « Omega CK 2179/3 »

Omega Railmaster Co-Axial Chronometer : future classique

Au pays du vintage, des cadrans patinés et des verres acrylique, que vient faire une montre du début des années 2000 ? Intruse, l’Omega Railmaster Co-Axial ? Pas tant que ça…

Lire la suite de « Omega Railmaster Co-Axial Chronometer : future classique »