Triton Spirotechnique 2019 : le retour du batracien

Après avoir remis Triton sur une trajectoire viable avec la Subphotique, Philippe Friedmann et Jean-Sébastien Coste poursuivent leur démarche de restauration d’une marque qui, originellement dans l’escarcelle de Dodane, n’avait pas résisté à la crise des années 1970. Disponible au plus tard en septembre, c’est une nouvelle Spirotechnique, plus proche du modèle d’origine, que l’on révèle ici en avant-première.

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Lip Genève : quand la manufacture française flirtait avec Breitling

Dans les années 1960, la maison Lip était le septième horloger mondial. Réputée pour la fiabilité de ses mouvements et la qualité d’assemblage des modèles, la marque française était alors aussi pionnière dans le développement de mouvements électromécaniques et se portait au poignet du Président de la République… EN 1959, Au faîte de sa gloire, Lip décide de mettre un pied en Suisse et établit une filiale à Genève, d’où sortiront quelques modèles haut-de-gamme dont cet oiseau rare : un grand chronographe Lip Genève à cadran « pingouin ».

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Bourse horlogère de Mer : 16e édition en ligne de mire

Les 30 et 31 mars, la Bourse de Mer attend plus de 1 500 visiteurs et 80 exposants venus de toute l’Europe dans le magnifique écrin de la Halle aux Grains à Mer. Un rendez-vous désormais rituel des collectionneurs et passionnés d’horlogerie ancienne.

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Les chronographes 4 ATM dans tous leurs états (?)

Connus surtout par la version réalisée pour Jaeger, les « 4 ATM », avec leurs trois compteurs, leur grand diamètre et leur large lunette figurent parmi les plus beaux chronographes de type « pilote » qui soient. Réalisés par la maison française Dodane, ils restent pourtant entourés d’un certain mystère.

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Titus Calypsomatic : les cadrans

De la 5913 à la 3552, pas moins de neuf références ont rythmé la carrière de cette montre de plongée entre 1962 et 1978. Chronographes.net les a toutes passées toutes en revue. Pour s’y retrouver plus facilement, les principales caractéristiques font désormais l’objet d’une typologie. Première partie : les cadrans.

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Titus Calypsomatic : les aiguillages

Après les cadrans, suite de notre exercice de typologie avec les aiguillages. Ces derniers ont également varié au cours de la « carrière » de la Titus Calypsomatic, et ce de manière parfois un peu désordonnée. D’où l’utilité d’un inventaire aussi précis que possible.

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Abercrombie & Fitch réf. 2444

Avant de se résumer à une marque de vêtements pour jeunes bourgeois décontractés et sportifs, Abercrombie & Fitch commercialisait des articles pour la pêche, la chasse et la randonnée. C’est bien entendu de cette époque que datent quelques chronographes Heuer distribués sous licence et, parmi ceux-là, le « pré-Carrera », réf. 2444, présenté aujourd’hui.

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Chronomaster Only : plongée dans la nouvelle « bible » du duo Marquié-Rossier

La qualité du travail est au rendez-vous : incroyablement fouillé et pédagogique, l’ouvrage d’Anthony Marquié et Grégoire Rossier, annoncé il y a quelques semaines, tient toutes ses promesses.

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Votre collection de montres mécaniques

L’un des objectifs de ce site est de contribuer, à son modeste niveau, à faire aimer les montres pour autre chose que leur vocation utilitaire, somme toute limitée : pour leur esthétique, leurs qualités mécaniques, leur histoire horlogère, familiale, militaire… bref, pour toutes ces sortes de raisons qui en font des objets à la fois si courants et si uniques.

C’est à ce titre que nous nous écartons, le temps d’un article, des montres vintage auxquelles ce site est voué, pour rendre compte d’un livre publié il y a peu par Nicolas Esposito et sobrement intitulé Votre collection de montres mécaniques (éd. Eyrolles). L’ouvrage est en effet essentiellement illustré de productions contemporaines mais son thème est la collection.

L’auteur, enseignant-chercheur dans le domaine de l’expérience utilisateur, étudie « la manière dont les choses sont conçues, réalisées et utilisées ». Il théorise le sens pratique, en quelque sorte. Son profil scientifique explique sans doute le caractère atypique et un peu déroutant de l’ouvrage. Dans un domaine essentiellement marqué par la passion, le coup de cœur, Nicolas Esposito s’est lancé un défi impossible : modéliser des structures de collections et des stratégies et méthodes d’acquisition en fonction de différents critères, illustrés par des modèles censés former un exemple de sélection.

Le résultat pourra intéresser et donner quelques pistes à un débutant, au prix de beaucoup de rappels de simple bon sens mais avec un effort pour faire le tour de toutes les questions à se poser pour aborder le sujet. Nous devons en revanche avouer que le livre n’apportera pas grand-chose à un collectionneur un peu aguerri qui a, normalement, soit intégré ces bonnes pratiques soit délibérément choisi de les ignorer pour, en définitive, faire primer l’instinct et le plaisir. L’ouvrage n’est d’ailleurs pas recommandé à ces derniers !

L’un des intérêts du livre est qu’il collecte plusieurs interviews : le designer Éric Giroud, des acteurs de l’industrie horlogère parmi lesquels notre ami Étienne Malec, fondateur de la marque Baltic ou encore Giovanni Moro, co-géniteur d’Unimatic, des collectionneurs… Ces entretiens intercalés ramènent une touche d’humanité dans un exercice qui aurait relevé, sans cela, de la démonstration implacable au point que le titre aurait alors été Votre Collection mécanique de montres.

Nicolas ESPOSITO, Votre Collection de montres mécaniques, éd. Eyrolles, 2018.

Au final, un débutant soucieux de bien faire ses devoirs avant de se lancer dans le remplissage de sa « boîte de six » à base de montres contemporaines trouvera dans l’ouvrage des points de repère intéressants pour lui éviter quelques erreurs. Le passionné venus aux montres par le cœur, les sens et les tripes pourra passer son chemin…

Nicolas ESPOSITO, Votre Collection de montres mécaniques – Une sélection de modèles à combiner selon vos usages, éd. Eyrolles, 2018. 208 p., 30 €.

Christie’s joue à Skipper gagne

Le 12 novembre dernier, se tenait une vente de montres rares et importantes organisée à Genève par la maison Christie’s. Parmi les lots, le numéro 118 a attiré l’attention de Jeff Stein et l’équipe du site On The Dash. Il s’agissait d’un rarissime chronographe Heuer Carrera : la première version du type Skipper (réf. 7754), lancée en 1968 pour honorer les vainqueurs de l’America’s Cup 1967. Une montre iconique, de grande valeur, racontée en détail sur OnTheDash.

Estimée entre 25 000 et 45 000 francs suisses (22 000 à 39 000 euros), cet exemplaire était présentée au catalogue par une simple photo de face. Le problème est que d’autres photos de la montre, obtenues sur demande, ont révélé que l’image du catalogue avait été amplement retouchée pour dissimuler les quelques défauts de l’objet : les cornes un peu ébréchées et les taches sur le cadran ont été tout bonnement maquillés, effacés.

Interrogé sur le caractère évidemment trompeur de l’image, Christie’s a plaidé « l’erreur » dans la production du catalogue et promis d’ajouter une mention dans la salle de vente en ligne. Une « erreur » ? L’embarras de Christie’s et cette réponse peu convaincante n’a pas tardé à faire le tour de la communauté.

Pour tout savoir sur cette affaire, rendez-vous donc sur OnTheDash.

En définitive, la montre a été adjugée pour 43 000 francs suisses, soit 53 750 francs suisses frais compris. Ces frais, justement, rémunèrent le travail des maisons de ventes, dont la fonction est d’apporter un service au vendeur — valoriser son bien en le rendant visible en « bonne compagnie » — mais aussi à l’acheteur — lui garantir qu’il enchérit sur un bien de qualité et décrit de manière sincère. Inutile de dire que, entre la réputation sulfureuse d’Anquorum et cette affaire chez Christie’s, la confiance est sacrément écornée et il faudra davantage qu’un peu de Photoshop pour lui rendre son intégrité.

D’ici là, saluons le travail de Jeff Stein et, au-delà, de tous les grands experts et passionnés qui assurent, devant le « temple », une garde vigilante !

Rebelote chez Bonhams

Mise à jour : à peine l’encre virtuelle de cet article a-t-elle eu le temps de sécher que Carlos S. signale sur Chronocentric un arrangement similaire avec la réalité, là encore sur un chronographe Heuer Skipper, et cette fois-ci dans le cadre d’une vente programmée ce mois-ci à Hongkong, chez Bonhams. La montre est ici. et la confrontation avec les vraies photos de la montre est assez édifiante. Peu à peu, on comprend mieux pourquoi les frais sont si élevés : ils servent moins à rémunérer le travail des experts chargés de contrôler les pièces qu’à payer des armées de graphistes pour trafiquer les photos…