Jenny

Découvrez l’histoire de cette marque…

L’aventure des montres Jenny a commencé il y a seulement cinquante ans avec Gustav Jenny. Né en 1889, il débute sa carrière en fabriquant, assemblant et finissant des montres et composants pour des marques horlogères suisses. En 1963, sons fils Paul G. Jenny, né en 1918, établit Jenny & Cie SA à Lengnau (Suisse) et lance une première série de montres de plongée, les Jenny Caribbean, qui revendiquent bientôt le titre de premières montres de série étanches à 1000 mètres grâce à un boîtier monobloc breveté (brevet suisse n°5292/68). Elles devancent alors, de quelques mois à peine, les Sandoz « Baby Panerai » dont nous avons parlé ici.

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En 1969, Paul G. Jenny et son frère Hans déposent une autre innovation (brevet US n°3.613.354) : une lunette de contenant une table de décompression aussi belle qu’illisible…

Pour en savoir plus : La lunette de décompression

La gamme de boîtiers Caribbean s’étale de 200 à 2000 mètres. La Caribbean 2000  ressemble à un gros pneu en acier doté (caractéristique commune avec le Caribbean 1500) d’un label « triple safe » en référence aux trois joints d’étanchéité

Avec ces deux innovations significatives, Jenny s’octroie une reconnaissance dans le monde très fermé des montres de plongée à hautes performances. Reste que, si la détention des brevets ne fait pas de doute, il n’est pas certain, en revanche, que Jenny possédait l’outil de production. C’est par le biais d’accords de licence que la société fournit de nombreuses marques telles que, notamment, Thermidor, Montresor, Philip Watch, Dugena, Haste de Luxe, Eisenhardt, Jacques Monnat, Jaquet Droz, Aquadive, Fortis, Ollech & Wajs, Valorus. Les modèles sont alors porteurs de la double appellation : à la marque principale viennent s’ajouter le nom « Caribbean » et le poisson stylisé. On songe ici immédiatement à Squale, autre concepteur de boîtiers de plongée de grande qualité, qui procède de même avec d’autres marques.

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Sa spécialisation permet à la maison Jenny de survivre aux tourmentes des années 1970-1980 jusqu’à demeurer, aujourd’hui encore, l’une des rares marques suisses indépendantes et familiales. Paul G. Jenny meurt en 1978 et son frère, en 1983. On trouve d’ailleurs des membres de la famille Jenny qui furent à la fois témoins de la naissance de la marque, il y a cinquante ans, et acteurs de sa renaissance, en 2012. Belle histoire, non ?

Références

 

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