Tissot PR 516 : les chronographes

Aujourd’hui, Tissot inscrit son nom au rang des marques un peu dévaluées par rapport à la qualité de leurs productions passées. L’avantage de cette malheureuse réputation, c’est bien entendu que ces dernières sont encore très abordables. En bref, un chronographe seventies à trois compteurs plein de personnalité pour moins de mille euros, c’est encore possible !

En savoir plus : Tissot : découvrez l’histoire de cette marque…

 

Nom de code : PR 516…

Lancée en 1956, la gamme PR 516 désigne les montres dites sportives, « PR » signifiant « particulièrement résistante » ou « particularly robust ». Composée d’abord de montres à trois aiguilles en acier (parfois en or), mécaniques et automatiques, cette gamme peut s’enorgueillir d’une longue carrière puisqu’elle figure toujours au catalogue de la marque, sans modification notable du design.

pardfaut20130203072910Ce dernier, s’il n’est pas le plus gracieux de l’histoire horlogère, s’avère en revanche d’une redoutable efficacité. Pas de chanfrein, pas de courbes complexes. Des surfaces planes et nettes. Des angles francs, une allure de brute épaisse (malgré le faible diamètre) prête à résister à tout et surtout au temps.

En 1965, il faut pourtant se rendre à l’évidence : ces modèles rencontrent un succès modéré… Tissot décide de mettre en œuvre une véritable stratégie marketing : l’image des PR 516 devra être associée au sport automobile. Dans cet esprit, la marque produit alors des bracelets en cuir et en métal ajourés qui resteront presque plus fameux que les montres elles-mêmes : les larges trous dont ils sont percés rappellent en effet la jante des volants de voitures de sport de l’époque. À grand renfort de publicité, la gamme PR 516 gagne alors en audience et s’étend à de nouveaux modèles : PR 516 GL (pour Grand Luxe) et chronographes. Une version avec alarme est même introduite en 1972.

 

Le chronographe Lemania 1873

On l’a dit : le succès des PR 516 pousse Tissot, à la charnière des années 1969-1970, à élargir la gamme à d’autres modèles et, notamment, des chronographes. Extension d’ailleurs logique pour une gamme dont l’identité est associée au sport automobile…

Ainsi apparaissent des chronographes à deux et trois compteurs, gaiement colorés dans les canons de l’époque, et motorisés par d’excellents calibres Lemania.

La version à trois compteurs ne renferme pas de prestigieux Valjoux 72 mais tourne donc grâce à une autre valeur sûre : le mouvement Lemania 1873, référencé 873 chez Tissot.

Le calibre Lemania 1873

Créé en 1968 par Lemania Watch Co. & A. Lugrin Co., le calibre 1873 est conçu à l’origine pour le chronographe Omega Speedmaster « Moon Watch », pour succéder au calibre 321, lui aussi d’origine Lemania. Réputé pour sa robustesse et sa réserve de marche élevée, il se trouve également sous d’autres capots, et notamment chez Breitling, Bucherer, Chronoswiss, Baume & Mercier, entre autres…

Le boîtier, conforme aux gènes de la gamme PR, en possède les qualités : trapu, il compense un diamètre modeste (36 mm hors couronne) par la netteté des lignes, l’épaisseur des flancs et le diamètre des poussoirs. Résultat, une montre qui paraîtra petite au regard des standards contemporains mais qui occupera pourtant sans déconvenue un poignet fin.

IMG - Dimensions V2

LHC : 36 mm.  LCC : 39 mm. LHT : 43 mm. EC : 19 mm. EHT : 14 mm.

Autre trait saillant de la personnalité de la Tissot, son cadran. Qu’il s’agisse de la version blanche ou de la version rouge, on trouve là tout le charme du début des années 1970 : aiguilles droites et couleurs « pop » au programme…

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Enfin, le chronographe est doté d’une originale lunette (fragile et donc plutôt rare en bon état) combinant une échelle pulsométrique sur le quart nord-est et une échelle tachymétrique sur le reste de l’espace (de quoi mesurer la vitesse jusqu’à 220 km/h).

Plus prisée, la version au cadran rouge existe avec les deux types de lunette (blanc/noir et blanc/rouge).

Disponible avec un bracelet cuir ou acier ajouré, le chronographe a également été commercialisé avec des bracelets type « oyster ».

 

Deux compteurs

Produite vers 1970, la version à deux compteurs est animée par un mouvement à remontage manuel Lemania 1870. Par rapport à la version à trois compteurs, on peut noter quelques différences subtiles telles que les points lumineux en face des index horaires, l’aiguille des secondes perpétuelle légèrement différente ainsi que la disposition des éléments sur le cadran.

TISSOT PR516 Lemania 1870 - Img Sometimeago 01

Dans les années 2000, une version trois aiguilles très fidèle au modèle « GL » de 1956 est relancée par Tissot. Un peu plus tard, de nouveaux modèles sont proposés sous l’appellation « PRS 516 ».

Quant à l’explication du nombre 516, elle reste un mystère…

 

Références

3 commentaires sur « Tissot PR 516 : les chronographes »

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