Triton Spirotechnique 2019 : le retour du batracien

Après avoir remis Triton sur une trajectoire viable avec la Subphotique, Philippe Friedmann et Jean-Sébastien Coste poursuivent leur démarche de restauration d’une marque qui, originellement dans l’escarcelle de Dodane, n’avait pas résisté à la crise des années 1970. Disponible au plus tard en septembre, c’est une nouvelle Spirotechnique, plus proche du modèle d’origine, que l’on révèle ici en avant-première.

Spirotechnique 2019

Grâce à la gentillesse de l’équipe de chez Émile Léon, rue Royale à Paris, distributeur de la marque Triton depuis la première heure, et à Triton Watches qui a mis à disposition l’unique prototype en circulation, voici une belle exclusivité : côte-à-côte avec sa devancière et inspiratrice, la future Triton Spirotechnique !

TRITON Spirotechnique, modèle original et réédition 2019

Perdu entre deux eaux pendant des années, l’étrange batracien avait retrouvé la surface en 2015, sous l’impulsion de Philippe Friedmann et Jean-Sébastien Coste, qui avaient racheté la marque deux ans plus tôt à la veuve d’un avocat suisse… La Subphotique voyait le jour. Plus imposante, très soigneusement conçue et finie en Suisse, cette montre marie tout le sérieux requis pour une montre de plongée performante — étanchéité à 500 mètres, valve à hélium — à la forte personnalité qui caractérisait déjà l’œuvre de Jean-René Parmentier. Bref, une sorte de Spirotechnique rebâtie selon les standards du XXIe siècle.

Déclinée depuis en plusieurs variantes, dont une version Héritage limitée à 63 exemplaires, la Subphotique s’est taillé un succès d’estime suffisant pour mettre la société à flot et développer un nouveau modèle. L’autorisation, d’abord refusée par les ayant-droits puis finalement obtenue, d’utiliser l’appellation Spirotechnique a permis de couronner le projet de la légitimité d’une marque historiquement associée, à la fois, à la première Triton et au commandant Cousteau…

En savoir plus

Triton Spirotechnique : un batracien pas comme les autres

TRITON Spirotechnique série 1, circa 1964.
Un héritage bien présent

Pour concevoir cette nouvelle Triton Spirotechnique, plus encore que pour la Subphotique, c’est donc bien l’esprit de son ancêtre qui a été convoqué. Qu’on en juge d’ailleurs : délaissant les volumes « body-buildés », le prototype révèle des dimensions quasiment identiques à celles de la Triton d’origine. Avec 39 mm de diamètre, elle se pose ainsi parfaitement sur le poignet d’un gringalet. On notera juste que, pour se différencier, la version 2019 force sur les cornes, plus longues et plus épaisses que celles de son ancêtre. De quoi chagriner un peu les puristes tout en réconfortant, en revanche, ceux qui ont les jointures moins fines.

Bien entendu, l’architecture ne change pas : fond et couronne vissés, anse articulée à douze heures abritant la couronne, lunette mobile et étanchéité à 300 mètres. Le verre saphir remplace bien entendu le plexi, avec une courbure proche de l’original et un rendu qui évite l’aspect bleuté qu’on reproche souvent aux montres contemporaines. L’ensemble procure des sensations assez proches de celles que l’on éprouve quand on a la « mamie » au bras…

La lunette, désormais crantée quand celle d’origine était à friction, reprend grosso modo le graphisme de sa devancière, avec le choix d’y insérer des index plus fins. Légèrement bombée, elle offre des reflets sympathiques. Ne lui manque, en revanche, que le relief des index coulés dans l’insert en résine.

TRITON Spirotechnique, réédition 2019

L’impression générale reste cependant celle d’un mariage réussi entre deux recherches de cohérence : avec le modèle d’origine, d’une part, et entre les éléments de design et de finition d’une montre de 2019, d’autre part.  Ce sentiment se renforce d’ailleurs avec le cadran, où les éléments sont, nonobstant le logo Triton, positionnés conformément à l’origine. Les index lumineux, notamment, sont situés près du centre, comme sur la Subphotique Héritage. Seule concession aux canons contemporains, les index cerclés feront ronchonner certains amateurs, lesquels auraient, peut-être aussi, préféré un jeu d’aiguilles doré et un Luminova vanille mais, encore une fois, le but est de produire une montre contemporaine, à l’instar des ZRC relancées en 2016, et pas un quasi fac similé comme l’ont fait Longines, Yema ou, plus récemment, Breitling avec la réédition de la réf. 806.

Voir aussi…

Yema lance officiellement le premier modèle de sa gamme héritage : la Superman

YEMA Heritage, 2018.

Nous savons que ce prototype est définitif au moins à 90 %. N’excluons pas, dès lors, que certains de ces détails d’évoluent d’ici à la mise en production ou bien qu’une version plus adaptée aux nostalgiques arrive par la suite…

Côté mécanique, c’est Soprod qui est à nouveau mis à contribution avec un calibre automatique sur lequel nous n’avons pas encore de spécifications précises. La fabrication et l’assemblage, en Suisse et à la main,

Pour le prix, enfin, le pronostic s’établit un peu en dessous de 4000 euros. Une somme encore rondelette mais désormais sous le seuil à partir duquel une montre devient vraiment exclusive. De quoi contribuer, espère-t-on, à la démocratisation d’un bel objet horloger à la personnalité unique, à la finition exemplaire et vibrant des bonnes ondes envoyées, de là où il est, par le génial Parmentier…

Rendez-vous en juin ou, au plus tard, en septembre pour le lancement officiel de cette Spirotechnique du XXIe siècle !

Références

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