Meylan

Découvrez l’histoire de la marque…

La marque Meylan est fondée en 1878 au Brassus, dans la vallée de Joux, par Charles-Henri Meylan. Ouvrier-horloger talentueux né en 1842, issu d’une des plus anciennes dynasties horlogères suisses, il a également le goût du large. À Londres, Genève puis New York (où il importe des montres vaudoises), il finit son tour à Boston, où il travaille quelques temps chez Waltham. De retour au bercail, il dépose des brevets et crée, en 1888, une fabrique de montres qu’il commercialise sous les marques C. H. Meylan et Brassus, tout en maintenant une collaboration privilégiée avec la maison Waltham, elle aussi présente des deux côtés de l’Atlantique. C’est d’ailleurs, par exemple, sous brevet Meylan que Waltham produit des montres à répétition.

Sa société devient C.H. Meylan Watch Co en 1903 et se développe, notamment toujours aux États-Unis. Père de sept enfants, il transmet son affaire à son fils Max autour de 1916, date présumée de sa mort. Dans les années 1930, C.H. Meylan produit des chronographes mais se perd un temps dans les limbes. Sans doute des histoires de familles, où se mêlent les noms de Meylan, Piguet, Lugrin…

On trouve néanmoins des références à la marque dans les années 1950, essentiellement aux États-Unis, où elle est représentée par A.R. et J.E. Meylan :

Le fil se renoue en 1958, lorsque la marque est reprise par Baume & Mercier. Sous cette ère, les fameux chronographes à cadran décimal sont toujours commercialisés, avec des éléments puisés notamment dans la « banque d’organes » de Lemania, puissante manufacture réputée proche de Meylan pour des raisons, là encore, familiales. La production paraît toutefois très limitée, les actifs, toujours localisés au Brassus, étant vraisemblablement mis au service du nouvel acquéreur.

MEYLAN, chronographe cal. Lemania 2520, 1961.
MEYLAN, chronographe cal. Lemania 2520, 1961.

Les années 1960 semblent donc fatales à Meylan, ou du moins cette branche : Meylan est en effet un nom répandu en Suisse et très représenté dans l’horlogerie… d’Alfred Meylan, allié à la famille Piguet et dont le fils Marius prendra les rennes de Lemania après son mariage avec Adrienne Lugrin, héritière d’Alfred Lugrin, son fondateur… (vous suivez ?), à Claude Meylan, descendant d’une autre branche et qui pratique aujourd’hui sous son nom et avec succès la haute-horlogerie à L’Abbaye, en passant par Eugène Meylan, dont le nom est associé à la marque Glycine… l’inventaire est loin d’être complet, les connexions sont nombreuses et les confusions, faciles.

C’est aussi cela, l’industrie horlogère dans la vallée de Joux !

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