Un chronographe Hyde Park…

Hyde Park est un horloger américain à qui Léonidas a fourni quelques modèles. Celui-ci, que l’on peut dater du milieu des années 1950, comporte d’ailleurs les traits typiques des productions de la maison suisse, à commencer par ces spectaculaires sous-compteurs de grand diamètre et le style très épuré et fonctionnel des inscriptions.

Cette montre me rappelle pourquoi j’aime tant les chronographes : ces cinq aiguilles réparties sur trois cadrans font affleurer la mécanique plus que dans une simple montre à deux ou trois aiguilles. Et puis, avec un chronographe, on est à la fois spectateur et maître du miracle miniature qui oscille et bascule sous le cadran. C’est une délicieuse sensation.

Breitling Chronomat

Le saviez-vous ? L’appellation Chronomat signifie « Chronographe pour mathématiciens ». Le précurseur du Navitimer créé par Breitling, dont la gamme existe toujours, doit cette appellation aux échelles de calcul disposées sur le pourtour de son cadran, et notamment à l’échelle logarithmique. La particularité technique de ce modèle est que la lunette cannelée est mobile et solidaire d’un disque interne comportant une partie des graduations. En la faisant tourner, on utilise donc bien l’équivalent d’une véritable règle à calcul comme les plus vénérables d’entre nous en ont connu…

Nous reviendrons un jour plus en détail sur ces merveilleux chronographes et autres montres « pour mathématiciens » car il y a des trésors horlogers à découvrir. En attendant, merci à Watchfred pour les quelques exemplaires rares qu’il a réunis sur cette magnifique photo !