Titus Calypsomatic : comment naquit l’addiction

Un beau jour, sur une plateforme d’enchères en ligne bien connue, se trouva à vendre une montre de plongée du début des années 1960 portant un nom étrange : Calypsomatic. Le vendeur précisait qu’il s’agissait de la référence 5913 dans sa première version, autrement dit le modèle le plus rare. La montre, avec son aspect rappelant les ancêtres de la Rolex Submariner (Turn-O-Graph 6202 par exemple), avait bel aspect. Les courbes de son boîtier la distinguaient favorablement de la cohorte des Skin Diver et le temps avait commis ses outrages avec assez de subtilité et d’harmonie pour lui conférer un charme fou.
Bien que la belle ait le défaut de ne plus avoir sa rarissime couronne vissée d’origine, je me laissai séduire, me disant que j’en profiterais largement telle qu’elle était tout en ayant en plus l’espoir de lui rendre un jour, peut-être, son intégrité…

Quelques mois plus tard, une autre échoua dans la même Baie, que je mis aussitôt dans mon panier. Une référence 7840, cette fois, avec un cadran laqué gilt et encore une patine splendide. Entre les deux versions, de nombreuses et parfois subtiles évolutions étaient intervenues au point que, le mouvement (ETA) mis à part, il ne devait pas y avoir une seule pièce commune…

J’en avais pêché deux mais c’est moi qui était ferré : si flatteuses au poignet, ces Calypsomatic avaient aussi une longue carrière et une histoire aussi riche que méconnue. Attribuée en dotation dans la Marine nationale française, déclinée en neuf versions au moins, sans compter les variantes à moyen ou petit diamètre pour dames, rééditée sans doute à partir de vieux stocks de pièces par la réincarnation chinoise de la maison Solvil & Titus

La passion et la générosité de quelques spécialistes et « calypsomaniaques » ont fait le reste : alors qu’on ne comptait plus les pages sur les Submariner et Seamaster de toutes sortes, il manquait une revue complète de cette Titus injustement restée dans l’ombre pendant cinq décennies. J’étais bon pour m’y coller…

Les pages qui suivent représentent, à ma connaissance, la compilation la plus complète d’informations jamais partagée sur la « saga » Calypsomatic. Pour autant, elles n’ont pas la prétention de faire le tour du sujet ni d’exclure toute erreur — même si le regard attentif que John Barron porte sur l’ensemble de ce travail, en plus de sa substantielle contribution directe, apporte à celui-ci une inestimable caution. Cette saga a donc vocation à être enrichie, précisée, corrigée au gré des témoignages ou de la découverte de nouvelles sources. N’hésitez pas, surtout pas, à faire progresser la science !

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